Je suis victime d'une infraction : que faire ?

Agression, violences, vol, escroquerie, harcèlement, menaces : être victime désoriente, et les premières décisions comptent. Cette page explique, étape par étape, comment protéger vos droits, porter plainte, réagir si l'affaire n'avance pas et obtenir réparation.

Besoin d'un conseil maintenant ? Le cabinet Barssie Avocats accompagne les victimes, du dépôt de plainte jusqu'à l'indemnisation. 07 75 72 74 27, joignable 24h/24 et 7j/7.

1. Dans l'urgence

  • En cas de danger immédiat : appelez le 17 (police ou gendarmerie) ou le 112. Si vous ne pouvez pas parler, envoyez un SMS au 114.
  • Faites constater vos blessures : consultez un médecin et demandez un certificat médical. Sur demande des enquêteurs, une unité médico-judiciaire fixe la durée d'incapacité totale de travail (ITT), qui compte pour la suite de la procédure.
  • Conservez les preuves : photos, messages, captures d'écran, vêtements, factures, noms et coordonnées des témoins.
  • Violences conjugales : le 3919 répond gratuitement et anonymement.

2. Porter plainte

  • Où : dans n'importe quel commissariat ou gendarmerie, qui sont tenus de recevoir votre plainte. Vous pouvez aussi écrire directement au procureur de la République du tribunal judiciaire compétent.
  • En ligne : pour certaines infractions, notamment les escroqueries sur internet, une plainte en ligne est possible sur service-public.fr.
  • Le jour de la plainte : apportez votre pièce d'identité, le certificat médical et les preuves. Demandez le récépissé et une copie de votre plainte. Vous pouvez être accompagné(e) par un avocat.

3. Les délais pour agir

Passé un certain délai, l'auteur ne peut plus être poursuivi (prescription). En règle générale : 1 an pour une contravention, 6 ans pour un délit, 20 ans pour un crime. Des règles particulières existent, notamment pour les infractions commises sur des mineurs. N'attendez pas : les preuves se perdent vite.

4. Si votre plainte n'avance pas

Le procureur décide de poursuivre, de proposer une alternative aux poursuites ou de classer l'affaire sans suite. Si elle est classée, ou reste sans réponse :

  • Recours auprès du procureur général contre un classement sans suite ;
  • Plainte avec constitution de partie civile devant le juge d'instruction, qui oblige à l'ouverture d'une enquête judiciaire (pour un délit, après un classement ou trois mois sans réponse à votre plainte) ;
  • Citation directe de l'auteur devant le tribunal correctionnel, lorsque les faits et l'auteur sont établis.

Le choix entre ces voies est stratégique : coût, délais, risque d'une procédure abusive. C'est là que l'avocat est utile.

5. Obtenir réparation

  • Devant le tribunal : en vous constituant partie civile, avant ou pendant l'audience, vous demandez des dommages et intérêts. L'avocat chiffre chaque préjudice (corporel, moral, matériel, financier) et peut demander une expertise médicale.
  • La CIVI : pour les atteintes graves à la personne, la commission d'indemnisation des victimes d'infractions peut vous indemniser même si l'auteur est inconnu ou insolvable. La demande se fait en principe dans les 3 ans de l'infraction, ou dans l'année qui suit la dernière décision de justice.
  • Le SARVI : si l'auteur condamné ne vous paie pas dans les deux mois, ce service peut vous aider à recouvrer les sommes, sur demande dans l'année qui suit la décision.

6. Se faire accompagner

  • France Victimes, 116 006 : numéro gratuit, 7j/7, pour une écoute et une orientation.
  • Aide juridictionnelle : selon vos ressources, l'État peut prendre en charge tout ou partie des frais d'avocat, et pour certains crimes graves sans condition de ressources. Voir honoraires et aide juridictionnelle.

Ce que l'avocat fait pour une victime

  • Rédiger la plainte et réunir les preuves pour qu'elle soit prise au sérieux.
  • Vous assister pendant les auditions et confrontations.
  • Relancer le parquet, contester un classement, saisir le juge d'instruction ou citer l'auteur devant le tribunal.
  • Chiffrer vos préjudices et plaider votre indemnisation à l'audience.
  • Saisir la CIVI et suivre le recouvrement des sommes.

Parlons de votre situation. 07 75 72 74 27, 24h/24, ou contact@barssie-avocats.com. Honoraires fixés par convention : voir honoraires et aide juridictionnelle.

Questions fréquentes

Le commissariat peut-il refuser ma plainte ? Non. Les services de police et de gendarmerie sont tenus de la recevoir. En cas de difficulté, écrivez directement au procureur de la République.

Faut-il un avocat pour porter plainte ? Ce n'est pas obligatoire, mais une plainte bien rédigée et documentée a plus de chances d'aboutir, surtout pour une escroquerie ou des faits complexes.

Que faire si je connais l'auteur mais que rien ne se passe ? Après un classement sans suite ou trois mois de silence, une plainte avec constitution de partie civile ou une citation directe permet de saisir vous-même un juge.

Puis-je être indemnisé(e) si l'auteur est inconnu ? Oui, dans certains cas, par la CIVI, notamment pour les atteintes graves à la personne.

Informations générales à jour en octobre 2026, qui ne remplacent pas un conseil adapté à votre situation.

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